11 manières dont les Blancs fuient leurs responsabilités face au racisme
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  • 29 mars 2016
  • Je suis blanche. J’écris et enseigne sur ce que signifie être blanc dans une société qui proclame que la race n’a pas de sens, mais qui reste profondément divisée par la race. Une partie fondamentale mais très difficile de mon travail consiste à amener les Blancs d’une compréhension individuelle du racisme – à savoir que seules certaines personnes sont racistes et que ces personnes sont mauvaises – vers une compréhension structurelle.

    Une compréhension structurelle reconnaît le racisme comme un système défaillant qui institutionnalise une répartition inégale des ressources et du pouvoir entre les Blancs et les racisé-e-s [people of color]. Ce système historique est pris pour acquis, profondément ancré, et travaille à l’avantage des Blancs.

    Les deux croyances les plus efficaces qui nous (les Blancs) empêchent de voir le racisme comme un système sont :

    1. Les racistes sont de mauvaises personnes ; et
    2. Le racisme est une aversion consciente.

    Si nous sommes bien intentionné-e-s et ne détestons pas consciemment les racisé-e-s, nous ne pouvons être racistes. Voilà pourquoi il est si commun pour les Blancs de citer leurs amis et membres de leur famille comme preuve de leur absence de racisme. Cependant, quand vous comprenez le racisme comme un système de relations structurées dans lequel nous sommes tou-te-s socialisé-e-s, vous comprenez que les intentions sont hors de propos. Et quand vous comprenez comment fonctionne la socialisation, vous comprenez que la plupart des préjugés raciaux est inconsciente.

    Les messages négatifs sur les racisé-e-s circulent tout autour de nous. Bien qu’avoir des ami-e-s racisé-e-s soit mieux que de ne pas en avoir, cela ne change pas le système dans son ensemble et n’empêche pas le racisme de faire surface dans nos relations. La valeur par défaut de la société, c’est la supériorité blanche, et nous en sommes abreuvés 24h/24, 7 jours/7. Ne pas chercher activement à mettre fin au racisme revient à l’intérioriser et à l’accepter.

    Dans le cadre de mon travail, j’enseigne, dirige et participe à des groupes affinitaires, anime des ateliers, et encadrer d’autres Blancs sur la manière de reconnaitre et interrompre le racisme dans nos vies. En tant que facilitatrice, je suis en mesure de donner aux Blancs des retours sur la manière dont leur racisme involontaire se manifeste. Cela m’a permis d’observer de façon répétée plusieurs modèles communs de réponse. Le plus commun est de loin l’indignation :

    « Comment osez-vous suggérer que je pourrais avoir dit ou fait quelque chose de raciste ! »

    Compte tenu de la compréhension dominante du racisme comme étant des actes individuels de cruauté, il en résulte que seules des personnes terribles qui n’aiment pas les racisé-e-s peuvent les commettre. Bien que cette compréhension soit mal informée, elle fonctionne magnifiquement pour protéger le racisme en le rendant impossible à intégrer dans un dialogue et une autoréflexion nécessaires, qui peuvent mener au changement.

    L’outrage est souvent suivi d’une juste indignation sur la manière dont les évaluations ont été données. J’ai découvert (comme d’innombrables personnes racisées) qu’il y a apparemment un ensemble tacite de règles sur la façon de faire aux Blancs des commentaires sur le racisme.

    Les règles d’engagement

    Après des années de travail avec mes collègues blancs, j’ai trouvé que la seule façon de faire correctement un retour sur expérience est de ne pas en faire du tout. Ainsi, la première règle est cardinale :

    1. En toutes circonstances, ne pas me faire de retours sur mon racisme.
      Si vous le faites, vous enfreignez une règle cardinale.
    2.  Une tonalité appropriée est cruciale : le retour d’expérience doit être fait calmement. S’il y a une émotion quelconque dans les commentaires, ils seront considérés comme invalides et n’auront pas à être pris en considération.
    3.  Il doit y avoir confiance entre nous. Vous devez avoir confiance dans le fait que je ne suis nullement raciste avant de pouvoir me faire des commentaires sur mon racisme.
    4.  Notre relation doit être sans problèmes. S’il y en a entre nous, vous ne pouvez pas me faire de commentaires sur le racisme.
    5. Le commentaire doit être fait immédiatement, sinon il sera disqualifié pour ne pas avoir été donné plus tôt.
    6. Vous devez faire votre commentaire en privé, indépendamment du fait que l’incident ait eu lieu devant d’autres personnes. Faire votre commentaire en face de quelqu’un d’autre, même en face de celles et ceux qui sont impliqué-e-s dans la situation, c’est commettre une transgression sociale grave. Le commentaire est donc invalide.
    7. Vous devez être aussi indirect-e que possible. Etre direct-e équivaut à se montrer insensible, ce qui annulera le commentaire et nécessitera réparation.
    8. En tant que personne blanche, je dois me sentir complètement en sécurité lors de toute discussion sur la race. Me faire des commentaires sur mon racisme me fera me sentir en danger. Vous aurez donc besoin de reconstruire ma confiance en ne me refaisant plus de commentaires sur mon racisme. Un point de clarification : quand je dis « en sécurité », ce que je veux dire vraiment c’est « à l’aise ».
    9. Me faire des commentaires sur mon privilège racial invalide la forme d’oppression dont je fais l’expérience (à savoir le classisme, le sexisme, l’hétérosexisme). Nous allons ensuite avoir besoin de nous concentrer sur la façon dont vous m’opprimez.
    10. Vous devez vous concentrer sur mes intentions, qui annulent l’impact de mon comportement.
    11. Suggérer que mon comportement a eu un impact raciste c’est m’avoir mal compris-e. Vous devez me permettre de m’expliquer jusqu’à ce que vous puissiez reconnaitre que le malentendu venait de vous.

    Ces règles sont enracinées dans la fragilité blanche.

    Leurs contradictions ne sont pas pertinentes ; leur fonction est de masquer le racisme et de protéger la domination blanche, ce qu’ils font très efficacement. Pourtant, à partir d’une compréhension du racisme comme un système de pouvoir institutionnel inégal, nous devons nous demander d’où ces règles proviennent et qui elles servent.

    Beaucoup d’entre nous qui travaillons activement à mettre fin au racisme, entendons sans cesse les plaintes au sujet de la culture « inquisitrice » de l’antiracisme blanc. Selon un certain stéréotype, nous serions à la recherche du moindre incident pour pouvoir jaillir, pointer du doigt, et crier : « Vous êtes un-e raciste ! » Il y a bien sur des Blancs qui se démarquent avec arrogance des autres Blancs en agissant de cette façon. Mais mon expérience de plus de 20 ans me montre qu’il ne s’agit pas de la norme. C’est beaucoup plus fréquent pour des Blancs sincères d’agoniser sur quand et comment faire des commentaires à une personne blanche, compte tenu de l’omniprésence de la fragilité blanche.

    La fragilité blanche fonctionne pour punir la personne qui fait les commentaires, et essentiellement l’intimider pour la ramener au silence. Cela maintient également la solidarité blanche : l’accord tacite selon lequel nous allons protéger le privilège blanc et ne pas nous tenir mutuellement responsables de notre racisme. Lorsque la personne qui fait le commentaire est une personne racisée, l’accusation portée contre elle est celle de « jouer la carte raciale », et les conséquences de la fragilité blanche sont beaucoup plus pénalisantes.

    Le racisme est la norme plutôt qu’une aberration. Le retour d’expérience est la clé de notre capacité à reconnaître et réparer notre collusion inévitable et souvent inconsciente.

    En reconnaissance de cela, je suis les directives suivantes :

    1. La manière, le lieu, et le moment où vous me faites des commentaires est sans importance – c’est le commentaire que je veux et dont j’ai besoin. Comprenant qu’il est difficile à donner, je vais le prendre de n’importe quelle manière. De ma position de privilège et de pouvoir social, culturel, et institutionnel blanc, je suis parfaitement « à l’aise » et peux gérer la situation. Si je ne peux pas la gérer, c’est à moi de construire mon endurance raciale.
    2. Je vous remercie.

    Les directives ci-dessus reposent sur la compréhension qu’il n’y a pas de face à sauver et que d’une certaine manière, c’est cuit ; je sais que j’ai des angles morts et des investissements inconscients dans la supériorité blanche. Mes investissements sont renforcés chaque jour par la société. Je n’ai pas mis ce système en place, mais il me profite injustement et je suis responsable de l’interrompre. Je dois travailler dur pour le reconnaître moi-même, mais je ne peux pas le faire seule. Cette compréhension me conduit à la gratitude quand les autres m’aident.

    Dans mes ateliers, je demande souvent aux personnes racisées :

    « Combien de fois avez-vous fait à des Blancs des commentaires sur notre racisme inconscient mais inévitable, et est-ce que cela s’est bien passé pour vous ? »

    Ils tournent des yeux, hochent la tête, et s’ensuit un rire pur et simple, accompagné d’un consensus général selon lequel cela ne se produit jamais. Je demande alors :

    « Que se passerait-il si vous pouviez simplement nous donner votre avis, que nous le recevions gracieusement, que nous y réfléchissions, et travaillions à changer de comportement ? »

    Récemment, un homme racisé soupira et dit :

    « Ce serait révolutionnaire ».

    Je demande à mes collègues blancs de considérer la profondeur de cette réponse. Ce serait révolutionnaire que nous recevions, réfléchissions et travaillions à changer de comportement. D’une part, cela souligne combien nous sommes compliqué-e-s et fragiles. Mais d’autre part, à quel point le fait de prendre nos responsabilités pour notre racisme peut être facile.

    Notes

    Source : Alternet.
    Traduit de l’anglais par IM, pour Etat d’Exception.

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    Cet article a 14 commentaires

    1. Je suis Blanc, donc je bats ma coulpe.
      « Quand la pensée s’appuie sur des préjugés moraux, elle a déjà démissionné. »

    2. l’intention est louable, mais c’est un peu pffff, votre truc, on se fait tous piéger et l’on peut tous se surprendre à avoir des pensées teintées de racisme , racisme sous toutes les formes, mais pourtant il est assez simple de s’y retrouver, dés que l’on parle de personnes, employer LES implique forcément que ce qui suit est une connerie. LES n’existe pas , et est le premier mot du racisme, y compris lorsque l’on dit LES blancs

    3. Ca commence par « les blancs » , bravo, on est deja tres fort. Une belle généralisation basée sur la couleur de peau. On apelle ca comment? hein comment? A oui du racisme

      Plus serieusement, l’article est d’un vide absolu. On peut dénoncer le racisme (on le doit meme) mais la maniere dont c’est fait ici n’est ni pertinente, ni efficace. Un message pauvre ou ont met tout les blancs dans le meme sac et ou, une fois n’est pas coutume, on le fait culpabilisé d’etre un mechant blanc raciste. on atteint des sommets lors du « la fragilité blanche ».

      Bravo, ca mérite peut etre 1/20 (1 pts parce que dénoncer le racisme est toujours nécéssaire meme quand c’est atrocement mal fait)

      1. Si on suit le raisonnement de l’article, on en déduit très aisément sans te voir que tu es blanc 🙂 T’as suivi tous les commandements à la lettre lol

        1. « La fragilité blanche » hein?…

    4. Est ce que les gens qui commentent ici se rendent compte de l’ironie de leur réaction ? L’illustration parfaite de la fragilité blanche. Des centaines de retour d’expérience de racisé montre que parler de racisme à un blanc qui se considère non raciste est très complexe voire impossible.  » Mais non, vous essentialisez ! Comment osez vous parler de Blancs ! Je suis un être humain à part entière ! Est ce que moi j’oserais parler des Musulmans ou des noirs ? Ah.. Euh. « 

    5. Oh la la, c’est tout faux… faux, archi faux, il faut recommencer l’étude et les idées en partant que nous tous sommes des humains avec nous peur, stéréotypes, faiblisses. je ne réagi comme ci ou comme ça à cause de ma couleur de peau mais selon ma culture, mon éducation, mon expérience de vie ou mon caractère.

    6. Article très intéressant effectivement, et qui pourrait probablement s’appliquer à d’autres formes de discriminations. Je rajouterais juste l’excuse du « Mais c’est de l’humour ! A croire qu’on ne peut plus rien dire… » (Je me dis en écrivant que cette excuse fait probablement partie du « t’as mal compris mes intentions », je ne sais pas, en tout cas je l’entends souvent).

      Et pour les commentaires du haut, je vous renvoie à cette conférence qui explique mieux que moi pourquoi on ne peut pas parler de racisme anti-blanc : https://www.youtube.com/watch?v=t_ffScPscM8&feature=iv&src_vid=64KQnmNPAGM&annotation_id=annotation_1006475615

    7. je suis blanche et je vous remercie pour cet article.
      Je ne peux pas croire que certain des commentaires avant le mien ne soient pas des blagues… la fragilité blanche, quel parfait euphémisme.

    8. Bonjour. Je suis blanc et bien que je soit conscient de ce racisme, que vous dites est présent en chacun d’entre nous, je me doit de défendre un autre point de vu. En effet, je suis de l’avis de Sim Sim qui dit « Oh la la, c’est tout faux… faux, archi faux, il faut recommencer l’étude et les idées en partant que nous tous sommes des humains avec nous peur, stéréotypes, faiblisses. je ne réagi comme ci ou comme ça à cause de ma couleur de peau mais selon ma culture, mon éducation, mon expérience de vie ou mon caractère. ». Je suis de son avis pour plusieurs raisons : les voicis.
      Cette article est sans aucun doute un article de vulgarisation, voir de ré-information. En effet cet article ne site pas ces sources. Il faut donc croire l’auteur sur parole. De plus, certaines tournures de phrasent visent à atteindre le grand public (tel que : 10 bonne raisons de…. Avec ce truc, vous allez voir que…)
      Je suis également d’accord sur le point qu’il faille recomencer l’article en prennant en compte la culture, l’éducation, l’experience de vie, etc. Votre étude, si on l’en croit tel quel, parle aussi bien des enfants blancs de 3 ans que des personnes âgées. Il est nécessaire de centrer sur quel population vous vous adressez. Enfin, je ne nie pas le problème du racisme inconscient. En effet je pense avoir malencontreusement moi même gardé des brides d’informations racistes de manière inconsciente (En effet, depuis que j’ai grandi, j’ai eu le temps de trier ce que je voulais garder, et ce que je ne voulais pas, comme le racisme. Ce qui reste est donc bien inconscient sinon je travaillerais dessus), néanmoins, et la je vous met sur une piste d’actions peut-être plus efficace que ce genre d’article, à quel point encre-t’on une information de manière non-consciente lorsque cette dernière nous est enseigné à l’école, en petite section de maternelle. Voila j’éspère que ce commentaire sera constructif pour vos futurs articles. Bonne journée

    9. Le racisme est universel et n’est pas que chez les blancs… C’est un article idiot. Le racisme n’a pas de couleur, étrangement.

    10. Bonjour,

      Merci pour cet article éclairant. Il s’applique parfaitement au sexisme aussi.

    11. L’article émet une thèse que des faits peuvent contredire car il omet une donnée majeure, fondamentale même que la sociologie et la psychologie sociale ont démontrée : le racisme est universel. Tout groupe ethnique et culturel rejette d’emblée la différence de l’autre. Personnellement, des attitudes racistes ne venant pas de blancs, mais d’Africains noirs ou maghrébins envers les asiatiques, j’en ai vues en public et vice-versa d’ailleurs. En outre, le cas emblématique de l’Afrique du sud renforce ce fait de racisme plus universel que structurel. Un reportage que j’ai vu sur M6 en 2013 et confirmé par d’autres sources m’a montré que depuis la fin de l’apartheid, la population noire n’avait pas respecté la volonté de son ancien leader, Nelson Mandela, qui lui avait enjoint de respecter les règles de l’humanisme et de la démocratie en ne s’enfermant pas dans une attitude vengeresse à l’égard de ses anciens maîtres blancs, ce qui aurait signifié qu’ils n’étaient en rien meilleurs que ceux-ci alors. Pour Mandela, l’éthique sur la question était rigoureuse : seule valait l’exemplarité concrète. Avis que je partage, et dans bien d’autres domaines d’ailleurs. Quand on veut donner une leçon de morale ou permettre à l’autre d’améliorer son comportement, on lui montre la voie par les actes. Or, c’est précisément, ce que l’Afrique du sud n’a pas connu : devenir une terre de collaboration pour tous.

      Le reportage et des articles montraient que des lois ont été votées dans les années 2000 pour ne privilégier que les noirs et discriminer négativement les blancs, en particulier, lors de l’embauche de personnel : un employeur, y compris blanc, doit désormais s’assurer qu’avant d’embaucher un blanc, le poste ne peut être occupé par un noir ou un métis de niveau équivalent, ce qui est presque toujours le cas vu que l’enseignement universitaire s’est largement démocratisé là-bas. Ce contexte discriminatoire est clairement du racisme même si certains l’excuserons par des motifs faciles sinon fallacieux en accord avec leurs idéaux. Les responsables politiques du gouvernement sud-africain d’alors l’ont d’ailleurs reconnu dans ce reportage… à mots couverts évidemment. On est ici allé bien + loin qu’une simple revanche sur l’Histoire : le contexte social sud-africain est celui d’une vengeance au sens le + strict du terme qui réduit beaucoup de blancs à la pauvreté voire la mendicité. Je peux comprendre les griefs emmagasinés durant des décennies qui ressortent comme l’explosion d’une bombe à retardement mais à mes yeux, le racisme des uns ne peut être justifié et surtout légitimé par le racisme en réponse des autres : le racisme reste le racisme, un mal, un coup porté à un autre qu’on juge inférieur… ou supérieur mais qu’on méprise par envie. le racisme naît des préjugés qu’on a sur l’autre. Le mal + le mal = plus de mal et de souffrance pour tous.

      En fait, l’article n’abord la question du racisme que par le même biais idéologique de la culpabilisation du blanc… et réinterprète les faits selon cette ligne d’opinion. Le fond bien qu’intéressant décrit une part du problème mais en élude complètement toute les fondamentaux liés à la PSYCHOLOGIE HUMAINE. je suis étudiant en psychologie, et la question du racisme comme de toute discrimination a été évoquée en cours de psychologie sociale via le thème du stéréotype. Et l’évidence est apparue flagrante : on ne peut bien parler du racisme si on s’enferme dans une posture manichéenne comme dans cet article. Le sérieux, la rigueur dans l’analyse et l’effort d’objectivité ne peuvent exister là où s’immisce et s’installe le préjugé envers l’un des partis (ici le blanc = raciste unique en puissance) et une vision essentiellement binaire de la question. Des « gentils » contre des « méchants », c’est de façon synthétique l’image renvoyée : c’est simpliste, réducteur et en partie erroné par traitement incomplet et PARTIAL du sujet. C’est aussi un raisonnement avant tout idéologique à défaut de s’appuyer sur une analyse scientifique du comportement humain. Or, à partir du moment où on laisse ses dogmes et croyances personnels mener sa propre réflexion sur les choses, on devient arbitraire même si tout ce que nous affirmons n’est pas complètement faux ; la justesse et l’honnêteté sont toutefois absentes de l’analyse donnée.

      En conclusion, je dirais que les discours culpabilisants qui séparent les gens, qui segmentent l’unité sociale en fragments antagonistes de manière volontaire et surtout manichéenne selon une attitude éminemment idéologique encouragent à force l’entretien des frictions et des jugements de valeur des uns et des autres. Ils n’apaisent en rien les tensions sociales latentes : ils jettent sans cesse de l’huile sur le feu. Ils ne sont jamais bienveillants par essence. Cet article se veut (se prétend ?) constructif mais sa teneur culpabilisante et condescendante lui interdit d’intégrer le fond sérieux et sage d’une analyse entreprise selon des normes objectives. C’est dommage car l’amorce pour le faire y est par contre.

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