« La Martinique aux Martiniquais » : une histoire de marronnage
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  • « La Martinique aux Martiniquais » : une histoire de marronnage

  • 25 juin 2012
  • Nous mesurons (…) tout le poids du mépris des meurtriers en uniformes et nous savons aujourd’hui, encore mieux qu’hier, le peu de poids que pèsent dans la balance de l’État français, les vies humaines, lorsque ces vies-là sont celles des nègres de chez nous.
    Georges Gratiant, 24 mars 1961.

    Après avoir écrit et réalisé Les 16 de Basse-Pointe, son premier film sorti en 2009, consacré aux événements qui ont précédé et entouré le procès des seize coupeurs de canne martiniquais qui s’est tenu à Bordeaux en 1951, Camille Mauduech signe un deuxième film consacré cette fois à l’OJAM (Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique) et sobrement intitulé « La Martinique aux Martiniquais », L’affaire de l’OJAM.

    C’est lors des débats qui suivirent les projections des 16 de Basse-Pointe que la réalisatrice a été interpellée par des spectateurs sur les liens entre cette affaire et celle de l’OJAM. Elle a alors entrepris des recherches sur le sujet et lu notamment le livre de Gesner Mencé (L’affaire de l’OJAM, Editions Desormeaux), dans lequel il pose un certain nombre de questions aux autres membres de l’OJAM avec qui il n’était semble-t-il plus en contact. Camille Mauduech a également été contactée par le fils d’Hervé Florent, qui lui conseilla vivement de recueillir des témoignages sur le sujet dans la perspective d’un documentaire.

    A la différence de son premier film, la réalisatrice n’apparait pas à l’écran et il n’y a pas de voix off, si ce n’est de très courts passages au début et à la toute fin du film. Ce deuxième documentaire est construit uniquement à partir d’images d’archives et surtout d’entretiens avec les protagonistes (à l’exception notable d’Edouard Glissant, qui a refusé d’y participer). Du point de vue de la mise en scène, le film ressemble beaucoup à L’avocat de la terreur, de Barbet Schroeder, réalisateur que Mauduech cite en référence.

    Desanm 59

    Le film relate par le menu la chronologie des évènements. Il s’ouvre sur les récits d’étudiants martiniquais évoquant leur rencontre dans les années 1950 sur les bancs des universités françaises avec les étudiants en provenance des autres pays colonisés. Nous sommes juste après Dien Bien Phu et en pleine guerre d’Algérie, conflit dont les protagonistes du film disent avoir été touchés dans leur esprit et dans leur corps. Tous ces colonisés déclarent s’accrocher alors au « mythe de l’unité du monde anticolonialiste » et sont fortement marqués par la révolution cubaine et les écrits de Fanon. C’est seulement à leur arrivée en France que la plupart se percevront comme colonisés et pleinement martiniquais, expérience qu’exprimait d’ailleurs le psychiatre martiniquais de façon saisissante :

    (…) Pour le nègre, il y a un mythe à affronter. Un mythe solidement ancré. Le nègre l’ignore, aussi longtemps que son existence se déroule au milieu des siens ; mais au premier regard blanc, il ressent le poids de sa mélanine[1].

    A l’aube des années 1960, ces étudiants étaient en attente d’un « appel de la Martinique », où il ne semblait pas se passer « grand-chose ». C’est un banal accident entre une voiture et un scooter qui va tout déclencher. Nous sommes à la fin décembre 1959 à Fort-de-France et la moto de Frantz Moffat est renversée (alors qu’elle était à l’arrêt) par un automobiliste blanc arrivé tout récemment de France et qui tente de prendre la fuite. Moffat parvient à le rattraper et s’ensuit une bagarre qui se termine par une réconciliation rapide. Les deux hommes décident même d’aller prendre un verre au bar tout proche. Mais la foule qui s’était rassemblée autour de l’incident est dispersée sans ménagement par les C.R.S. qui sont aussitôt rappelés dans leur caserne, laissant une population passablement énervée par un tel traitement. Durant trois jours, des révoltes éclatent à Fort-de-France et le couvre-feu est décrété. Les partis politiques sont largement hors du coup. Le dénominateur commun des insurgés : lutter contre les forces de répression. Celles-ci tuent trois Martiniquais et en blessent vingt-cinq par balles. Les habitants de l’ile sont sous le choc.

    Ces événements dramatiques sonnent comme un révélateur de tensions raciales qui apparaissent alors avec une rare intensité. Pris de court, le gouvernement sait que le contexte international est brûlant et tente à tout prix d’éviter une « contagion algérienne » de l’ile à travers le durcissement sécuritaire et l’adoption de mesures, comme la création du BUMIDOM (Bureau de la Migration des originaires des DOM) et du SMA (Service Militaire Adapté) visant à vider l’ile de ses forces vives.

    « Faire coïncider la géographie et l’histoire »

    Face à l’ampleur de la répression, un Front Antillo-Guyanais pour l’Autonomie (FAGA ou FAG) regroupant nombre d’étudiants des Antilles et de Guyane est créé à Paris. Il rentre en contact avec les partis et syndicats de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique, mais ceux-ci se montrent assez circonspects face à l’initiative. La création de ce Front a lieu quelque temps après la tenue d’un premier meeting en janvier 1962 à la Mutualité, auquel participent notamment Albert Béville (également connu sous le nom de Paul Niger), Edouard Glissant et Marcel Manville. Aussitôt dissous par le gouvernement, le Front tente alors de s’implanter aux Antilles, mais se heurte à un problème de représentativité en interne : la très grande majorité de sa direction était originaire de la Martinique tandis qu’une majorité écrasante de sa base militante était constituée de Guadeloupéens. L’organisation par territoire va alors être privilégiée.

    A la Martinique, la situation reste des plus tendues après que trois travailleurs en grève du Lamentin furent tués par la police. Les mots de Georges Gratiant reproduits en début d’article sont ceux qu’il a prononcés à leur enterrement[2]. Le 30 septembre 1962, une réunion regroupant plusieurs groupes de riposte ou anti-répression dispersés un peu partout en Martinique a lieu : l’OJAM est créée. Certains de ces jeunes sont étudiants[3] et appartiennent à l’AGEM (Association Générale des Étudiants Martiniquais) ou au FAG. Même si l’OJAM compte des membres du PCM, la plupart des jeunes n’appartiennent à aucune organisation et n’ont pas reçu de formation politique « classique ».

    Compte tenu de l’exigüité du territoire, l’insurrection sur le modèle algérien n’est pas possible, ce qui ne signifie pas que toute action violente soit écartée, certains « ojamistes » ayant reçu une formation militaire dans les camps du FLN au Maroc. Le congrès constitutif de l’OJAM se tient à la Maison des Syndicats et la plateforme de l’organisation, rédigée en termes assez généraux, est adoptée. En France, le Front Patriote Martiniquais est créé avec pour seul objectif le soutien à l’action logistique de l’OJAM. Le 23 décembre 1962, soit trois ans après les « Trois Glorieuses », l’OJAM décide de placarder sur tous les édifices publics de l’ile le Manifeste adopté quelques semaines plus tôt. Le texte est conclu par un slogan qui fera date :

    En décembre 1959, 3 fils de la Martinique, BETZI, MARAJO, ROSILE, tombaient victimes des coups du colonialisme français. Ce sacrifice montra à la jeunesse de notre pays la voie de l’émancipation, de la fierté, de la dignité. Depuis, notre peuple, si longtemps plongé dans les ténèbres de l’histoire, offre une résistance de plus en plus grande à l’oppression coloniale. Mais le colonialisme français, suivant ses intérêts, accentue chaque jour son potentiel répressif, voulant ainsi maintenir notre peuple sous le joug colonial. Aujourd’hui l’Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique déclare :

    Que la Martinique est une colonie, sous le masque hypocrite de département français, comme l’était l’Algérie, parce que dominée par la France, sur le plan économique, social, culturel et politique. […]

    Condamne définitivement le statut de département français comme contraire aux intérêts du peuple et de la jeunesse de la Martinique, et rendant impossible tout développement.

    Proclame la nécessité de la collectivisation des terres et des usines. – le droit de notre peuple d’exploiter ses richesses et ses ressources et d’industrialiser le pays. – le droit de tous au travail et à un salaire décent. – La nécessité inéluctable de l’entrée de la Martinique dans le vaste mouvement de décolonisation totale.

    En conséquence l’O.J.A.M. (l’Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique) affirme que le malaise économique et social qui sévit à la Martinique ne pourra disparaître que grâce à un programme martiniquais au profit des martiniquais.

    Proclame le droit des martiniquais de diriger leurs propres affaires.

    Demande aux Guadeloupéens, aux Guyanais de conjuguer plus que jamais leurs efforts dans la libération de leur pays pour un avenir commun. Soutient que la Martinique fait partie du monde antillais.

    Appelle les jeunes de la Martinique, quelles que soient leurs croyances et leurs convictions, à s’unir pour l’écrasement définitif du colonialisme dans la lutte de libération de la Martinique.

    LA MARTINIQUE AUX MARTINIQUAIS !

    Bien qu’ayant déjà été brandie peu de temps avant par des organisations étudiantes, l’insertion de la phrase finale « La Martinique aux Martiniquais ! » a été âprement débattue entre membres de l’OJAM. L’hypothèse que les 18 auteurs[4] du Manifeste s’exposent à une féroce répression a notamment été soulevée ; la suite des événements viendra la confirmer.

    Un procès pour l’exemple

    Dès février 1963, la police procède aux premières arrestations, qui se font d’autant plus facilement que la Martinique était sous surveillance étroite depuis décembre 1959. Certains politiciens et partisans de l’assimilation se déchainent contre les auteurs du Manifeste, cibles d’une campagne de dénigrement d’une rare violence. Quand ils sont arrêtés, ces jeunes martiniquais ont contre eux presque tout le monde. Les tribunes assimilationnistes dénonçant l’OJAM se multiplient, certaines titrant par exemple « France toujours ! France tout court ». Aimé Césaire ira lui aussi de son papier dénonçant les 13 emprisonnés (« Le temps des tueurs »), pour finalement les soutenir quelques mois après au moment de leur procès[5].

    Incarcérés dans un premier temps à Fort-de-France dans la prison du 118 rue Victor Sévère, détruite depuis, les « 12 de l’OJAM[6] » sont emmenés en France, à la prison de la Santé, ce qui leur vaudra cette fois une vague de soutien (toute relative) auprès de la population de la Martinique. En les exilant, le gouvernement français souhaitait ainsi les couper de leur base et de leurs soutiens locaux. En France, les 12 parviennent, non sans difficultés, à obtenir le statut de prisonniers politiques et sont transférés à Fresnes où ils jouissent de conditions de détention dont auraient rêvé la plupart des prisonniers de l’époque.

    Malgré cela, des dissensions se font jour entre eux. Les principales concernent les Patriotes et les membres du Parti Communiste Martiniquais. Celui-ci soutient presque malgré lui les prisonniers et sait qu’il joue gros durant le procès qui vient. Si les « ojamistes » sont condamnés pour « atteinte à la sûreté de l’État », que des armes sont retrouvées, par exemple, l’avenir du PCM s’assombrirait grandement. Le risque de dissolution pure et simple serait même grand. Ceux parmi les 12 qui étaient membres du PCM ont donc été mis au pied du mur par leur parti : ils ne devaient d’aucune manière aller au-delà des idées exprimées dans la plateforme et le Manifeste de l’OJAM.

    Assez vite, la Cour de sûreté de l’État s’est dessaisie, sans doute pour ne pas donner plus d’ampleur à cette affaire. L’État, à travers ses tribunaux, naviguera d’ailleurs constamment entre la volonté de punir pour l’exemple en frappant un grand coup, et celle de minimiser autant que faire se peut la portée de ce procès pour ne pas offrir aux 12 et à leurs soutiens une trop grande tribune médiatique. Frapper suffisamment fort sans faire trop de bruit autour de cette affaire, tel était le dilemme du gouvernement. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles Marcel Manville n’a pas été mis en examen.

    Compte tenu de l’extrême légèreté des éléments à charge, le verdict est lourd : des peines 18 mois à 3 ans de prison ferme sont prononcées contre cinq d’entre eux. Les autres sont acquittés. Les peines apparaissent d’autant plus injustifiées qu’elles frappent trois membres de la direction et deux militants « de base ». La justice a donc voulu envoyer un signal fort et ne s’est pas encombrée de cohérence. A l’issue du procès en appel, reporté afin qu’il ait lieu après la visite de De Gaulle à la Martinique (mars 1964), les peines sont allongées mais sont cette fois assorties de sursis. Le film prend alors fin, sur la même image qui avait ouvert le documentaire : un plan nocturne de la Savane.

    « La Martinique aux Martiniquais » n’est pas « La France aux Français »

    Lors d’une projection-débat organisée à Saint-Denis (93), la réalisatrice avoue avoir dû justifier le choix du titre de son film auprès de certains spectateurs, notamment les plus jeunes. Si le film a connu un certain succès à la Martinique, des spectateurs se sont dits heurtés par le titre, qui donnait semble-t-il des relents de nationalisme à une lutte pourtant jugée « respectable ». Par un télescopage assez répandu, les nationalismes des pays dominants et ceux des pays dominés sont ainsi jugés équivalents et discrédités. Ou à l’inverse réhabilités, comme la patronne du FN n’a pas manqué de le rappeler le 18 février 2012 sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché » à une Audrey Pulvar décontenancée et depuis longtemps bien éloignée des combats de jeunesse de son père, Marc Pulvar.

    Bien que la Martinique soit peuplée en très grande majorité de Noir.es, la puissance coloniale française les exclut de la plupart des structures de pouvoir et de décision au sein même du pays dont ils sont natifs. « La Martinique aux Martiniquais » marque la volonté de réappropriation par les populations de Martinique de leur histoire, de leurs ressources, de leur être, tout simplement

    C’est en cela que le contenu du Manifeste et son slogan final n’ont strictement rien à voir avec les diatribes racistes des partis nationalistes des puissances impérialistes d’Europe et d’Amérique du Nord. Postuler une équivalence entre elles, c’est mettre sur le même plan dominés et dominants, occupants et occupés. C’est occulter la domination impérialiste et les luttes contre celle-ci. C’est surtout méconnaitre les aspirations à la justice sociale et à la fin de toute forme de domination des populations dominées.

    Ce que les Martiniquais, victimes historiquement de la domination coloniale, expriment dans le slogan « La Martinique aux Martiniquais », c’est la volonté de récupérer, de se réapproprier après des siècles d’appropriation des ressources (en terres, en hommes, en termes de pouvoir, etc.) la terre qui est la leur, tout autant qu’un champ de décision de leur destin commun. S’ils étaient aujourd’hui victimes d’une domination étrangère, sans doute les Français auraient-ils le souci de « parler aux Français ».

    Chaque lutte porte en elle la mémoire des autres luttes

    Le documentaire s’arrête avec le procès et la libération des prisonniers et il est dommage que rien ne soit dit sur le demi-siècle écoulé depuis l’affaire de l’OJAM. Certains avaient depuis essayé de relancer l’OJAM, mais le cœur n’y était semble-t-il plus. La dissuasion de la répression d’Etat et la défiance des partis, dont le PCM, ont fait s’étioler la dynamique qui avait présidé au lancement de l’organisation. D’autres ont rejoint le PPM (Parti du Peuple Martiniquais) d’Aimé Césaire, comme Renaud de Grandmaison et Rodolphe Désiré. Ce dernier, très critiqué au Marin, est même devenu par la suite l’un des symboles de l’ « hyperdépartementalisation » de l’ile.

    Si le film ne met pas en perspective le rôle qu’a joué cette affaire de l’OJAM dans la suite du militantisme indépendantiste à la Martinique, notons toutefois que les municipales de 1971, indépendamment des limites des scrutins électoraux, vont balayer la plupart des vieux dinosaures de la politique martiniquaise : L’OJAM et les mouvements ultérieurs qui s’en sont inspirés ont donc réussi à installer durablement la question indépendantiste dans le débat public.

    Il est également dommage que la réalisatrice considère que l’affaire de l’OJAM se déroule dans un contexte historique apparemment révolu, celui du cycle des décolonisations, alors même que le colonialisme reste de mise, notamment aux Antilles et en Guyane. Les mots d’ordre du LKP lors des grèves générales de 2009 en Martinique et en Guadeloupe ont montré à quel point la « pwofitasyon » liée à l’oppression coloniale demeure d’actualité sur ces territoires.

    Parce que chaque lutte porte en elle la mémoire des luttes passées en même temps qu’elle en appelle d’autres, l’OJAM, le GONG (Groupe d’Organisation Nationale de Guadeloupe), l’ARC (Alliance Révolutionnaire Caraïbe), ainsi que tous les autres mouvements et collectifs qui ont poursuivi le combat indépendantiste aux Antilles-Guyane, sont les contemporains de toutes les luttes précitées. Et de nos luttes.

    Si Camille Mauduech n’a pas choisi d’aller au-delà de l’affaire de l’OJAM dans son film, c’est qu’elle considère que son travail de cinéaste consiste à « collecter la mémoire pour une meilleure compréhension de l’histoire des Antillais ». Elle ne fait pas un film programme et ne souhaite pas non plus « faire de leçons sur ce qu’est ou n’est pas le présent ». Camille Mauduech fait confiance aux spectateurs du film et se contente en quelque sorte de « collecter la mémoire vivante » de ces actes de résistance, qui «  doivent nous permettre de comprendre notre présent[7] ».

    Saint-Denis, le 24 juin 2012.

    Notes

    [1] Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs, Seuil, 1971, p. 122. Nous devons toutefois préciser ici que les Martiniquais qui avaient la possibilité dans les années 1950 de venir étudier en France étaient pour la plupart issus de familles des classes moyennes et supérieures (même avec une bourse, venir étudier en France avait un coût non négligeable). Ainsi, si certains étudiants ont déclaré s’être sentis pleinement Martiniquais et colonisés en France, ont senti tout le poids de leur mélanine, comme l’écrivait Fanon, c’est sans doute aussi parce qu’ils n’étaient plus protégés par leur « classe » et faisaient en quelque sorte l’expérience d’une certaine précarité, qui les mettait aux prises avec les hiérarchisations raciales de l’ordre social français.
    [2] De larges extraits du discours de Georges Gratiant sont reproduits dans le livre de Louis George-Placide, Les émeutes de décembre 1959 en Martinique, Un repère historique, L’Harmattan, 2009, p. 237-238
    [3] Voir notamment Julien Valère Loza, Les étudiants martiniquais en France, Éd. 2 M, 2003.
    [4] Rodolphe Désiré, Renaud de Grandmaison, Henri Pied, Hervé Florent, Marc Pulvar, Joseph « Kokho » René-Corail, Léon Sainte-Rose, Charles Davidas, Roger Riam, Victor Lessort, Gesner Mencé, Henri Armougon, Manfred Lamotte, Guy Dufond, Guy Anglionin, Georges Aliker, Josiane Saint-Louis-Augustin et Roland Lordinot.
    [5] Bien qu’ayant rassemblé des séquences et témoignages sur l’attitude d’Aimé Césaire durant l’affaire de l’OJAM, Camille Mauduech a choisi de ne pas les insérer dans le montage final de son film pour laisser toute la place aux acteurs de l’OJAM, et notamment à Victor Lessort.
    [6] Parmi les 18 auteurs du Manifeste, Renaud de Grandmaison, Marc Pulvar, Guy Anglionin, Georges Aliker et Josiane Saint-Louis-Augustin sont entendus par la police mais non emprisonnés. Charles Davidas est quant à lui libéré juste avant le transfert des prisonniers à Paris.
    [7] Propos de la réalisatrice lors d’une projection-débat organisée à Saint-Denis, le 22 juin 2012.

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