L’impasse de l’affaire Tariq Ramadan
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  • L’impasse de l’affaire Tariq Ramadan

  • 29 mars 2018
  • Résumé. Une part significative des Musulman.es (spécialement celles et ceux originaires du Maghreb) se trouve aujourd’hui interpelée par l’« affaire Tariq Ramadan », suite à la mise en examen pour viol et au placement en détention provisoire de l’islamologue. Il ne sera pas question ici de discuter des détails d’un dossier auquel nous n’avons pas accès et dont nous ne connaissons que les éléments dont s’est fait l’écho une presse souvent partisane. Plutôt que de relier les plaintes contre T. Ramadan aux violences sexuelles quotidiennes en France, spécialement celles des hommes de pouvoir et d’influence, politiques et grands médias se sont concentrés sur la culture et la religion du mis en examen. Rien d’étonnant alors à ce que les mobilisations et discours en faveur de l’islamologue se soient eux aussi articulés principalement autour de la question de l’islamophobie. Marquée par une forte polarisation, l’affaire est liée à la position particulière qu’occupe T. Ramadan dans l’espace public français et soulève un certain nombre de questions – sur le racisme, le sécularisme, le patriarcat et les pièges de la représentation médiatique et politique – qui vont bien au-delà de sa personne.

    À la suite des premières révélations de ce qui allait devenir l’affaire Weinstein, la journaliste Sandra Muller reprend le mot d’ordre initié en 2007 par l’activiste africaine-américaine Tarana Burke et lance depuis les États-Unis le hashtag #MeToo dans le but d’entrainer une prise de conscience collective sur l’ampleur des violences sexuelles faites aux femmes. En quelques semaines, 300 000 témoignages dénonçant des faits de harcèlement et d’agressions sont postés sur les réseaux sociaux. Un phénomène de masse relayé en France à travers le hashtag #BalanceTonPorc. L’ « affaire Tariq Ramadan » nait dans ce contexte précis.

    Visé par deux plaintes pour viol, l’islamologue a été mis en examen et placé le 2 février 2018 en détention provisoire à la prison de Fleury-Mérogis. Une troisième plainte a depuis lors été déposée contre l’intellectuel musulman francophone le plus connu.

    Affaire Tariq Ramadan – Couvertures de presse

    « Sulfureux prédicateur »

    L’émergence de T. Ramadan comme figure publique intellectuelle au tournant des années 1980-1990 a accompagné celle d’un mouvement de revivalisme islamique. A cette période, de plus en plus de Musulmans installés en France s’organisent sur la base de leur appartenance religieuse et créent des structures associatives ayant pour référent principal l’islam.

    Grâce au travail de terrain d’un certain nombre de cadres communautaires qui lui ont permis d’émerger (principalement dans l’agglomération lyonnaise et la région parisienne), Tariq Ramadan est devenu l’un des porte-voix les plus influents d’une génération soucieuse de trouver un équilibre entre spiritualité musulmane et appartenance citoyenne (une thématique de la citoyenneté qui sera centrale dans la production intellectuelle de l’islamologue).

    Ce n’est pas faire injure à son apport communautaire que de signaler que la popularité de Tariq Ramadan est aussi, pour ne pas dire médiatique[1]. Une popularité qui s’est construite à partir des années 2000 au fil de passages télévisés qui ont opposé l’islamologue à un certain nombre d’adversaires. « Controversé », petit-fils du fondateur des Frères musulmans, « double discours », propagandiste d’un « islam radical », « sulfureux prédicateur », etc., ont constitué le lexique d’une campagne de diabolisation ininterrompue.

    Par un effet miroir, beaucoup vivaient cette entreprise de dénigrement comme le pendant médiatique de leur propre condition de dominé.es et du traitement discriminatoire qui leur était fait. La diabolisation dont a toujours été l’objet Tariq Ramadan était interprétée comme le symptôme d’un mal plus profond qui touche la France : le refus d’accéder à la revendication d’égalité formulée par la composante de la société d’ascendance migratoire et coloniale, en particulier les musulman.es.

    Le sentiment d’injustice suscité par l’instrumentalisation raciste des plaintes déposées contre l’islamologue suisse explique pourquoi tant de personnes interprètent aujourd’hui l’ « affaire Ramadan » non sous l’angle d’un homme de pouvoir susceptible d’en abuser auprès des femmes, mais comme l’énième épisode d’une campagne islamophobe à son encontre.

    Fémonationalisme

    Est pointée du doigt dans cette affaire la partialité des grands médias et d’une « justice à deux vitesses », clémente avec certains agresseurs sexuels présumés, et plus sévère avec d’autres. D’une certaine manière, la mise en accusation du « patriarcat musulman » fait écran et invisibilise le patriarcat de la société française. Pour désigner cette instrumentalisation du féminisme à des fins racistes, Sara R. Farris a forgé le terme de « fémonationalisme » :

    « Abréviation de « féminisme et nationalisme fémocratique », le fémonationalisme renvoie à la fois à l’exploitation des thèmes féministes par les nationalistes et les néolibéraux dans les campagnes anti-islam (mais aussi, […]  anti-immigration) et à la participation de certaines féministes et de fémocrates à la stigmatisation des hommes musulmans sous la bannière de l’égalité des sexes[2]. »

    L’affaire dite de Cologne constitue une parfaite illustration de ce fémonationalisme par lequel  on présente « le sexisme et le patriarcat comme le domaine presque exclusif de l’Autre musulman[3] ». La facilité avec laquelle s’est propagée la fausse information faisant état de dizaines de viols commis par des exilés dans la nuit du nouvel an a montré à quel point est répandue en Europe la représentation des hommes musulmans comme étant des violeurs en puissance du fait de leur arriération culturelle en matière sexuelle.

    Plutôt que de nous pousser à choisir artificiellement entre une position antisexiste ou une position antiraciste, la prise en compte du fémonationalisme à l’œuvre dans les affaires de la « no go zone » de La Chapelle ou du bar de Sevran « interdit aux femmes », nous invite plutôt à ne pas culturaliser les violences sexuelles. Ainsi que l’avaient souligné Silke Stöckle et Marion Wegscheider dans une tribune rédigée au lendemain de l’affaire de Cologne, « le sexisme n’est pas un produit importé »[4].

    Lutter contre les violences sexuelles en contexte raciste

    Le genre, la race et la classe étant des facteurs déterminants dans la constitution des sociétés capitalistes occidentales[5], lutter contre les violences sexuelles ne peut se faire sans prise en compte de la division en classes de la société et du racisme structurel[6] qui y sévit. À la suite de nombreuses activistes et universitaires, Angela Davis a souligné la nécessité pour le mouvement anti-viol aux États-Unis de prendre en compte à la fois les stéréotypes sur l’homme noir violeur et la femme noire lascive, ainsi que le racisme de l’institution judiciaire.

    L’une des conséquences du stéréotype du violeur noir est, selon Davis, qu’il a « empêché la création d’un mouvement anti-viol efficace, parce que si vous ne comprenez pas qui viole, comment pouvez-vous lutter contre ?» Elle poursuit :

    « Quand [le mouvement anti-viol] émergea initialement début 1970, les féministes noires étaient réticentes à s’associer à ce mouvement parce que notre expérience historique nous avait dicté une approche différente de la lutte contre le viol. […]
    Je me souviens avoir trouvé cela très difficile de m’associer à un mouvement qui demandait comme ça de « manière isolée » des peines de prison plus longues parce que je savais que ces hommes qui auraient de plus longues peines de prison seraient des hommes noirs, certains coupables mais d’autres innocents[7]. »

    #FreeTariq ?

    À l’évacuation du sexisme quotidien qui sévit en France à travers la culturalisation du comportement de Tariq Ramadan, répond en miroir une mobilisation qui évacue le plus souvent (si ce n’est totalement) de ses mots d’ordre la question du sexisme, pour ne s’articuler qu’autour du racisme et du traitement différencié de la justice et des médias.

    Les rassemblements organisés dans plusieurs villes de France sous le mot d’ordre #FreeTariq ont drainé assez peu de monde, y compris dans la capitale, tandis que la mobilisation sur les réseaux sociaux a connu davantage de succès (125 000 signataires pour la pétition de soutien et plus de 140 000 euros récoltés à ce jour pour les frais de défense de T. Ramadan). Compte tenu de leur caractère circonscrit et protéiforme, imputer ces mobilisations à une initiative de « la » communauté musulmane relève du pur essentialisme.

    Aussi circonscrites soient-elles, ces mobilisations restent ambigües à plus d’un titre. Si l’on peut se satisfaire de voir posée publiquement la question de la détention provisoire, et plus généralement celle du racisme de l’institution judiciaire, on peut également déplorer qu’il faille attendre que ce soit une personnalité musulmane qui pâtisse de cette justice pour dénoncer ses dysfonctionnements. Après tout, la détention provisoire est un scandale permanent et la violence de la prison touche tous les détenus.

    Affiche de la campagne #FreeTariq

    Mais Tariq Ramadan n’est pas un justiciable ordinaire. À travers lui, nous dit-on, ce serait toute la communauté musulmane qui serait visée. Au regard du traitement médiatique et politique de cette affaire, et de la campagne anti-Ramadan qui existe depuis que l’intéressé est médiatisé, cela est vrai. Mais l’affirmation a des limites, car la réciproque n’est pas toujours exacte. Lorsque des « Musulmans[8] » sont raflés dans les rues des grandes villes car « sans-papiers », ou sont perquisitionnés de manière arbitraire, ou empêchés de manifester leur soutien à Gaza ou encore jetés en prison pour des motifs aussi flous que l’ « outrage et rébellion », ce n’est pas T. Ramadan qui est visé, mais bien ces « Musulmans ».

    L’énoncé selon lequel ce serait l’ensemble des Musulman.es qui serait visé à travers T. Ramadan comporte là aussi une charge essentialiste à laquelle il nous faut faire attention : la parole, la figure d’un seul, vaudrait pour tous les autres. Dans une société structurellement raciste, où les « racisé.es » sont en permanence renvoyé.es à une appartenance collective (ce que l’on appelle le processus de racisation), il suffit de tendre un micro à un Musulman, à une Noire, etc. pour satisfaire au critère de « diversité » et prétendre avoir donné la parole à tous les musulmans, à tous les noirs. Du fait du racisme, tout racisé médiatisé se voit attribué une communauté de fait.

    Sortir des pièges de la représentation

    Dans la mesure où Tariq Ramadan doit sa popularité auprès du grand public à sa médiatisation, toute discussion sur l’apport politique et communautaire de l’islamologue ne peut faire l’économie d’un examen du rôle joué par les médias de masse dans la propagation de l’islamophobie, et leur responsabilité dans l’appauvrissement du débat politique. C’est particulièrement vrai de la télévision, à laquelle P. Bourdieu avait consacré un petit livre qui servira ici de support à une brève analyse des passages télévisés de T. Ramadan.

    Rappelons d’abord que la possibilité même de déployer un raisonnement sur quelques minutes (ou quelques secondes) a été peu à peu exclue des débats politiques à la télévision. Passer à la télévision signifie aujourd’hui en accepter les présupposés et les codes implicites, devenus de plus en plus contraignants. Parmi eux, celui du débat politique pensé selon le modèle du clash, de l’affrontement scénarisé où chaque participant a un rôle assigné.

    En dépit d’une image d’érudit bourgeois, T. Ramadan incarnait une figure éminemment clivante au sein d’un paysage médiatique saturé de représentations négatives sur l’islam, la banlieue, etc. Jamais invité pour expliquer, il était surtout tenu de s’expliquer (sur tel attentat, tel fait divers, telle pratique, etc.). Chaque réponse aurait en réalité nécessité de sa part une remise en cause de la question même (pourquoi me posez-vous cette question ?, quel intérêt pensez-vous qu’il y a pour le spectateur à connaitre ma position sur ce sujet ?, etc.).

    Mais les contraintes de la télévision sont telles qu’elles s’appliquent à ceux-là même qui y sont invités. Il n’est pas possible de remettre en cause l’ensemble du dispositif sans courir le risque que celui-ci se retourne contre celui ou celle qui le questionne. S’il est si difficile à la télévision de poser des questions sur la télévision (qui joue pourtant un rôle majeur dans la diffusion du racisme), il en résulte que l’on ne peut pas dire grand-chose à la télévision, tout spécialement sur la télévision.

    « En acceptant de participer [à une émission télévisée] sans s’inquiéter de savoir si l’on pourra dire quelque chose, on trahit très clairement qu’on n’est pas là pour dire quelque chose, mais pour de tout autres raisons, notamment pour se faire voir et être vu » (Bourdieu, p. 11).

    Exister, c’est exister médiatiquement ?

    Tariq Ramadan a d’une certaine manière entretenu la fascination qu’ont exercée sur nous ce lieu d’exhibition narcissique qu’est la télévision et son jeu réglé d’affrontements politiques. Pour beaucoup, il était jubilatoire de voir un Arabe cultivé tenir tête et même parfois humilier celles et ceux qui nous insultent et dénigrent en permanence. Le temps d’un passage télévisé, T. Ramadan incarnait notre dignité retrouvée.

    À l’issue de ces joutes télévisées, conçues pour être de la viande rouge pour nos émotions, l’assignation identitaire et idéologique était renforcée : T. Ramadan paraissait davantage musulman, et les islamophobes encore plus islamophobes. Une fois passé l’instant de jubilation, subsistait donc la frustration d’un téléspectateur passif et impuissant. À travers l’illusion du débat contradictoire, la télévision apparait pour ce qu’elle est : un formidable instrument de maintien de l’ordre symbolique.

    Peu importe les désaccords que l’on pouvait avoir avec T. Ramadan, le dispositif médiatique mis en place nous poussait quoi qu’il arrive à le soutenir face à ses détracteurs. Ce processus de représentation/assignation dans lequel s’inscrivait l’islamologue (dont on ne remet pas en cause les qualités d’orateur et d’intellectuel), masquait la pluralité des opinions qui pouvait exister au sein des communautés musulmanes.

    Pourtant, sans cette capacité à assumer les divergences, aucune avancée politique n’est possible. Plutôt que d’entreprendre un travail collectif à long terme pour renforcer économiquement, socialement et politiquement les communautés musulmanes, beaucoup aspirent aujourd’hui à être celle ou celui qui vengera l’honneur musulman bafoué en mystifiant sur les plateaux télévisés des intellectuels islamophobes de seconde zone.

    Emission Ce soir ou jamais – France 2

    Conclusion (provisoire)

    S’il est difficile de se prononcer sur une affaire en cours, nous savons que son débouché judiciaire laissera à beaucoup un goût amer. Condamner Tariq Ramadan à de la prison ferme conforterait l’idée d’une « justice à deux vitesses » et le ferait passer pour un martyre (certains parlent déjà de « prisonnier politique »). L’innocenter confirmerait l’impunité dont jouissent les hommes d’influence (même si le placement en détention provisoire de l’islamologue montre que cette impunité n’est pas totale et dépend de critères liés à la race).

    La procédure judiciaire inédite (trois magistrats désignés pour des faits remontant à 2009 et 2012, une détention provisoire pour pallier les carences dans l’administration de la preuve), une campagne d’opinion raciste menée dans les médias (a-t-on jamais vu des journaux remettre en cause l’authenticité des diplômes d’un violeur présumé ?), des journalistes et paparazzis qui démarchent depuis l’été 2017 des femmes qui ont été en contact avec Tariq Ramadan pour leur proposer de porter plainte moyennant finance, l’étalage de détails sordides dans la presse, les témoignages en prime time des victimes présumées … tout cela concourt à faire de l’ « affaire Ramadan » une affaire hors du commun. Une triste affaire.

    Etait-ce une bonne manière d’amplifier le débat sur les questions du consentement, de l’emprise, des relations abusives ? Nous ne le pensons pas. Le viol est une qualification pénale, mais c’est surtout une pratique massive et destructrice, qui nie la liberté de la personne qui la subit. Or la justice ne s’occupe que de cas particuliers et ignore la complexité de tels phénomènes qui devraient mobiliser d’autres leviers que la seule répression (éducation, santé, prévention). La justice n’est pas faite pour les dominé.es, pour protéger les femmes violées ; elle n’est pas conçue pour éliminer la violence, mais pour la canaliser (Asad, 2003).

    Du point de vue communautaire, enfin, l’ « affaire T. Ramadan » a bénéficié d’une couverture médiatique sans précédent. Depuis le dépôt des premières plaintes à l’automne 2017, des dizaines de tribunes individuelles ou collectives ont commenté ou analysé les faits. Mais dans un contexte où les communautés musulmanes peinent à construire leur indépendance politique et restent tributaires de soutiens extérieurs, le règlement de comptes en vue de liquider le leadership de Tariq Ramadan (et d’asseoir le sien) a trop souvent prévalu sur le débat de fond.

    Quant aux limites politiques des mobilisations #FreeTariq, elles semblent liées aux limites du cadre politique posé au fil des décennies par Tariq Ramadan lui-même. Un cadre petit-bourgeois qui insistait sur la dimension citoyenne du vécu musulman et préconisait un accommodement aux institutions du pays. Le placement en détention provisoire de l’intéressé apparait comme un cruel révélateur de l’impasse à laquelle mène ce type d’approche.

    Impasse

    Notes

    [1] En plus d’être l’auteur musulman francophone le plus publié,  les conférences de T. Ramadan ont attiré à chaque fois des centaines, voire des milliers de personnes. Depuis quelques années, l’islamologue était moins présent sur la scène française et avait semblé privilégier la voie internationale.
    [2] Sara R. Farris, In the Name of Women’s Rights. The Rise of Femonationalism, Duke 2017, p. 4.
    [3] Ibid, p. 2.
    [4] Silke Stöckle et Marion Wegscheider, Silvesterattacken: Sexismus ist keine Importware, marx21.de (texte traduit en français et consultable sur etatdexception.net).
    [5] « Probably the most important theoretical contribution the book makes is the attempt to link gender, race, and class as interlocking factors in the underdevelopment of Black America », in Manning Marable, How Capitalism Underdeveloped Black America: Problems in Race, Political Economy, and S1ociety (South End Press Classics Series), 2000, p.38.
    [6] Nous employons l’expression de « racisme structurel » dans l’acception qu’en donne Keeanga-Yamahtta Taylor dans son livre Black Lives Matter (Agone, 2017) : « Le racisme institutionnel, ou structurel, peut être défini comme l’ensemble des politiques, des dispositifs, des pratiques des institutions publiques et privées qui se traduisent par des taux de pauvreté, d’expulsions, de criminalisation, de maladie et de mortalité plus élevés chez les Afro-américains. Surtout : c’est le résultat qui compte, et non les intentions des individus impliqués » (p. 34). Voir également la recension de ce livre par Lissell-Quiroz sur etatdexception.net.
    [7] Angela Davis, « The Anti Rape Movment and the Struggle Against Racism », conférence donnée en 1985 à l’Université de San Diego (Californie). Pour un compte-rendu partiel et un commentaire de la conférence, voir Angela Davis et l’histoire des mouvements anti-viol, Collectif Cases Rebelles.
    [8] Ils ne sont pas seulement musulmans et leur identité n’est pas réductible à leur appartenance religieuse.

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