Il y a un an, il y avait un mouvement de masse pour sauver la vie de Troy Anthony Davis… Des milliers de personnes prirent la rue pour demander que sa vie soit épargnée. Beaucoup croyaient qu’il était innocent…

Malheureusement, ça n’est pas arrivé.

La pression politique conduisit à la State Board of Pardons and Parole Board de Géorgie [commission fédérale chargée d’examiner les demandes de sursis et de libération sur parole, Ndt], présidée par un Noir du nom d’Albert Murray, qui n’a pas accordé de sursis à Davis… La Cour Suprême où siégeait un autre Noir, Clarence Thomas, n’a pas non plus accordé de sursis à Davis, sans fournir aucune explication…

Depuis la mort de Troy Davis, on devrait réfléchir et demander ce qui s’est passé depuis. Nous savons qu’en Géorgie il y eut d’importantes grèves de la faim de prisonniers. En fait, c’est seulement depuis un jour [20 septembre 2012, Ndt] que nous avons vu des protestations majeures… Elles ont été pratiquement ignorées par beaucoup de celles et ceux qui défendirent Troy Davis… Les abus subis par les prisonniers ont mis le Prison Board de Géorgie sous le feu des critiques…
En Californie, il y a une proposition pour l’élection de 2012 à venir de mettre fin à la peine de mort. C’est la Proposition 34… Il n’est pas certain que d’autres Etats aient des propositions similaires… Dans la négative, nous devrions tou-te-s demander pourquoi ? Est-ce que Troy Davis était la mode du moment ? Etait-il l’un de ceux que les gens mettent vite en lumière puis dont ils se détournent, ou était-il le fer de lance d’un mouvement comme beaucoup ont prétendu qu’il devrait être la nuit de sa mort ?


Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par RC pour Etat d’Exception.